samedi 20 février 2016

La Déclaration - Gemma Malley

Donc, pour ce challenge du Week-end à 1000, j'ai (re)lu La Déclaration, de Gemma Malley et j'ai enchaîné sur le tome 2, La Résistance.


Angleterre, 2140.
Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hall, un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naît des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute.
Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?


366 pages
Editions Naïve


Déjà, il faut savoir que j'ai lu ce livre pour la première fois au collège, et que c'est la première dystopie que j'aie lue. Avant même de savoir que j'allais adorer ce genre de bouquins. D'ailleurs, j'avais même pas vraiment aimé ce livre. Il m'avait intrigué, il m'avait dérangé. Parce que c'était la première fois que j'étais confrontée à une histoire - comme on en voit tellement aujourd'hui - qui se passe dans un monde "post-apocalyptique", bien que l'apocalypse n'ait pas vraiment eu lieu dans La Déclaration. Et c'était la première fois que j'étais confrontée à un monde où il se passait des choses si horribles : l'enfermement d'enfants sous prétexte qu'on a trouvé une pilule miracle contre la vieillesse, la maltraitance, les fuites, les courses-poursuites... Tout ça je connaissais pas. Mais surtout, ce que je connaissais pas, c'était les romans engagés. Et je me suis pris une belle claque dans la figure, parce que si j'avais pas trop aimé, c'est parce que ça m'avait vachement fait réfléchir.

Je me souviens que je m'étais demandée si ce roman était engagé contre la recherche de la jeunesse éternelle, ou contre la surpopulation, mais j'imagine qu'en fait c'est les deux. La recherche de la jeunesse éternelle provoque forcément de la surpopulation. Et pour éviter ça, on n'empêche pas les naissances, on n'empêche la jeunesse éternelle. Fin', c'est comme ça que ça devrait se passer.

Mais dans La Déclaration, ce n'est pas le cas. Dans le roman de Gemma Malley, depuis que les scientifiques ont découvert la Longévité, un cachet miracle permettant la régénération des cellules et donc la vie éternelle, on s'est vite retrouvé confronté au problème de la surpopulation et, surtout, de l'impact de la vie humaine sur la planète terre. Du coup, en plus de mettre en place toutes sortes de techniques pour économiser de l'énergie et des ressources, les Autorités ont mis en place La Déclaration, c'est-à-dire un document que tous les jeunes, arrivés à 16 ans, doivent signer. Cette Déclaration dispose que si on la signe, on a accès à la Longévité, mais qu'on ne doit alors pas faire d'enfant. Les jeunes qui décident de ne pas la signer sont appelés les Affranchis et peuvent avoir un enfant, selon le principe d'une vie pour une vie. Puis l'Affranchi mourra un jour (ne bénéficiant pas de la Longévité), il peut laisser sa place à un enfant, qui ne sera donc pas un poids pour la planète. 
Il arrive pourtant que des signataires de la Déclaration décide tout de même d'avoir des enfants, qu'on appelle les Surplus. Ces enfants-là sont traqués pour les envoyer dans des foyers de Surplus, où on leur après Où-Est-Leur-Place et à devenir Utile pour la société, pour racheter la faute de leurs parents qui, eux, sont envoyés en prison. 

Anna est donc une Surplus, la meilleure, d'ailleurs. Elle est convaincus que ses parents sont d'atroces criminels qui n'auraient jamais dû la mettre au monde, et elle est déterminée à travailler dur pour racheter leur faute et se rendre Utile. Anna sait Où-Est-Sa-Place, et ça lui va très bien. Mais un jour, un garçon nommé Peter arrive, et il lui parle de ses parents, qu'il dit connaître. Il lui dit qu'ils ne l'ont pas abandonnés, qu'ils voulaient la garder et qu'ils ne voulaient signer la Déclaration. Mais Anna ne veut rien entendre. Pourtant, petit-à-petit, l'idée fait son chemin dans sa petite tête, et la possibilité de s'échapper de Grange Hall, l'affreux foyer de Surplus, se fait de plus en plus tentante...

J'ai apprécié cette deuxième lecture, déjà parce que j'adore les dystopies, et parce que je trouve l'histoire vraiment originale. J'aime beaucoup le personnage d'Anna, qui n'est pas si facile à convaincre. Peter met du temps et de l'énergie avant de réussi à la faire changer d'avis. Et c'est ça qui rend l'histoire plus réelle : Anna a tellement bien été endoctrinée que l'idée même que le système puisse avoir tort ne lui effleure pas l'esprit. C'est pas juste "Ow, quelqu'un qui pense différemment. Chouette ! Je vais rejoindre la rebellion !" Du reste, l'écriture est fluide, on se prend bien à la lecture. 



Angleterre, 2150.
La mort n'existe plus. Les hommes vivent à l'ère de la Longévité : pas de morts... mais, pour éviter le surpeuplement, pas de naissances non plus. Peter et Anna ont un point commun : ils n'auraient jamais dû naître. Parce qu'une vie éternelle leur semble contre nature, parce que le système de la Longévité a gâché leur enfance, parce qu'il menace leurs rêves, ils ont décidé d'entrer en lutte. Pour sa suppression.

Au sein du Réseau souterrain, la résistance s'organise : Peter a pour mission d'infiltrer le plus grand des laboratoires, le centre névralgique du système, Pincent Pharma... dirigé par son grand-père, Richard Pincent. Un homme puissant et influent, bien décidé à faire plier les rebelles ; une présence troublante pour Peter : quand les liens du sang s'en mêlent, tout se complique...



414 pages - Editions Naïve -  Commander


J'ai eu davantage de mal à me plonger dans celui-ci. J'ai trouvé que le début avait pas mal de longueur, fin' en tout cas j'ai pas accroché tout de suite, il a fallu que j'attende la deuxième moitié du livre pour commencer à vraiment être happée par le récit. 

Ici, Anna et Peter sont devenus des Légaux, ce ne sont donc plus des Surplus, et ils peuvent vivre au grand jour. Sauf qu'ils font (du moins Peter) partis du Réseau souterrain, la résistance au système de Longévité. C'est d'ailleurs Peter qu'on suit principalement tout le long de ce livre, bien qu'on voit un peu Anna et un autre personnage, Jude, qui apparaît dans ce tome. Et Peter est donc, en gros, engagé par le Réseau pour aller travailler dans l'entreprise de son grand-père, le fabriquant de la Longévité, afin d'espionner et de rapporter des infos (bon c'est le propre de l'espionnage, je sais). 

Je vais pas vous raconter toute l'histoire, mais j'ai pris des notes pendant ma lecture, et il en est ressorti ça : 
- J'ai été révoltée que Peter se fasse endoctriner par son grand-père et veuille faire signer la Déclaration à Anna (ils avaient tous les deux décidé de ne jamais le faire).
- J'ai été révoltée également quand les Rabatteurs (la police des Surplus, en gros) s'en sont pris à Anna et à Ben (son petit frère qui est bébé) en leur tendant un piège : comment ce personnage (je ne dirai pas qui) pouvait-il vraiment être un traite ?!
- J'ai été aussi révoltée par les traitements horribles que subissaient les filles Surplus dans cet espace classé top secret, dans l'entreprise du grand-père.
- J'ai eu le sentiment que malgré ce que disait Peter, malgré ses réflexions, Paul (le chef du Réseau) avait vraiment raison et qu'il fallait l'écouter (je vous dis pas si c'était le cas ou pas, du coup).
- En gros, j'ai ressenti pas mal de frustration à partir de la moitié du deuxième tome, mais l'histoire s'est accélérée et donc la lecture s'est faite plus facile et plus agréable. 

Grosso-modo, c'était une bonne lecture aussi. Je fais maintenant une pause dans la saga pour lire Persuasion et puis je reviendrai ensuite lire le tome 3. 

Week-end à 1000 : bilan de mi-parcours


Tadaaa ! Samedi soir, après une petite pause, voilà le bilan de la journée. 

J'ai lu La Déclaration (tome 1) de Gemma Malley (366 pages) et La Résistance (tome 2) toujours de Gemma Malley (414 pages), avec donc un total de 780 pages de lues sur 1000. Pfiou ! 
Ça a été compliqué de me plonger dans le tome 2, parce que je lisais davantage pour le challenge que pour le plaisir de lire, et je regardais tout le temps le nombre de pages par rapport à l'heure qui passait, et puis j'ai eu du mal à m'y mettre parce que j'ai trouvé que le livre fait preuve de longueur au début, je trouve. 
Breeef, demain, je lis Persuasion (que je vais surement commencer un peu ce soir) de Jane Austen et je devrais être arrivée à 1000. J'ai envie de faire une pause dans la saga de la Déclaration. Pis si j'ai un peu de temps après Persuasion (tout dépend de si j'arrive à m'y plonger ou pas, c'est un peu quitte ou double entre mademoiselle Austen et moi), j'essaierai d'avancer Paper Town (pour le plaisir de valider des challenges en plus).

En parlant de challenges, j'ai donc pour l'instant validé :
- Lire un livre dans une journée (j'en ai même lu 2 du coup)
- Lire un livre avec un narrateur externe
- Lire un livre tome 2
- Lite un livre qui se passe dans le futur

Bon, déjà, les 3 mini-challenges sont validés pour ma part, mais j'ai envie d'en relever le plus possible héhé.

Allez, je retourne à mes lectures !
Et vous, où en êtes-vous ?

jeudi 18 février 2016

Challenge ! Le Week-end à 1000 !

Texture par So-Ghislaine

 

Coucou mes petiots ! 

Me revoila avec, enfin, un peu de lectures ! Enfin pas encore, mais bientôt. Eh voui, pour la première fois, je vais participer au Week-end à 1000, organisé par Lili bouquine. Mais c'ékoilewee-endà1000 vous allez me dire  ? C'est tout simple (enfin, dans l'idée, c'est simple), c'est un challenge qui se déroule sur un week-end et où il faut lire au moins 1000 pages.

Ça va être un vrai challenge pour moi parce que ça faisait longtemps que je n'avais plu eu de vraies grosses sessions de lectures (études obligent) et donc j'espère pouvoir garder le rythme. J'espère surtout que les livres que j'ai choisis me passionneront assez pour que j'aille au bout ! 

Et comme c'est le spécial 3 ans de Lili bouquine, elle nous a concocté en plus des petits challenges à effectuer pendant le week-end, donc voila ma PAL du WE avec les challenges que je relève :


♥ La Déclaration (Gemma Malley) ~ 366 pages
♥ La Résistance (Gemma Malley, tome 2) ~ 414 pages
♥ La Révélation (Gemma Malley, tome 3) ~ 340 pages
♥ Persuasion (Jane Austen) ~ 288 pages
♥Si j'ai le temps, je lirai Paper Towns en VO (John Green).










Donc, les challenges :

♫ Lire 3 livres
♫ Lire en VO (si j'arrive à lire Paper Towns)
♫ Lire un classique (Persuasion)
♫ Lire un livre adapté au cinéma (Paper Towns)
♫ Lire un livre dont le narrateur est un garçon (Paper Towns)
♫ Lire un livre dont le narrateur est externe (Persuasion, La Déclaration, La Résistance) ✔
♫ Lire un livre en une journée (je pense commencer par La Déclaration, et vu le nombre de livres que j'ai à lire, il vaut mieux que je le lise dans la journée ! Mais bon, il est pas très long, ça devrait aller). ✔
♫ Lire un livre qui se situe dans le passé (Persuasion)
♫ Lire un livre qui se situe dans le futur (la trilogie de Gemma Malley) ✔
♫ Lire un livre que vous aviez laissé en pause (Paper Towns)
♫ Lire un livre tome 2 (La Résistance) ✔
♫ Lire un livre paru avant le XXIème siècle (Persuasion).





















Ouf ! Voila voila ! Et vous, quels sont vos challenges et votre PAL pour ce WE à 1000 ? :)
Et rejoignez-nous sur le groupe : https://www.facebook.com/groups/548425825168377/ !

dimanche 31 janvier 2016

Biblio-trouvailles #2

Hey !
Me revoila avec un deuxième biblio-trouvaille !

Pris sur la page Pocket Jeunesse


Trouvé sur Facebook, mais alors où....

Voila, et vous, vous êtes déjà tombé sur des images sympa du genre ? :)

mercredi 6 janvier 2016

Boys Out ! - Rawia Arroum

Hello ! Après quelques trois mois d'absence (la joie de la fac !), me revoila avec une chronique de Boys Out ! de Rawia Arroum.



« Depuis l’Éradication, le monde est gouverné par les femmes et pour les femmes uniquement. Les hommes n’ont plus le droit de cité. Tous sont bannis, ou bien traqués et placés en détention pour assurer leur seule fonction : la reproduction. Ensuite, systématiquement, ils sont éliminés. Comme toutes les jeunes filles de son âge, Lyra s’entraîne dur pour être capable d’affronter et de maîtriser les mâles qui rôdent encore. Jusqu’au jour où elle doit rencontrer un homme pour procréer à son tour… »


320 pages 
Editions Hachette / Collection BlackMoon
16 € - Commander






Ce roman est dans ma PAL depuis un sacré bout de temps. Vous savez, ce genre de livre dont on se dit "Oh my gaaaad, je veux absolument le lire !!" quand on en voit la couverture/résumé/date de sortie ? Bon, bah ça a été mon cas. Une sorte de "pré-coup de coeur" si on veut. Donc, je me languissais - au départ - de le lire. Ensuite, une chose en entraînant une autre, j'ai lu d'autres livres, et j'en ai "oublié" de lire celui-ci. En cette dernière semaine de vacances, ayant terminé mon livre en cours (Le Rouge et le Noir me nargue toujours, j'ai vraiment du mal à m'y remettre...), j'ai regardé ma PAL et... et voila, j'ai décidé de lire Boys Out ! 

Premièrement, j'ai été agréablement surprise de voir que l'histoire se déroulait en France. Vu le titre, je m'attendais à une histoires américaine (d'ailleurs, pourquoi avoir choisi un titre en anglais ?) mais non, c'est bien une française qui nous a concocté cette histoire. Et je suis toujours contente de lire de bons romans français, de "promulguer la culture française", si l'on veut. Voui, je suis persuadée qu'il n'y a pas que David Guetta qui soit capable de plaire au reste du monde. 
Ensuite, ce qui m'a également plu est le fait que c'est une dystopie (je suis fan de dystopie, vraiment) qui se passe dans le futur, mais pas dans un futur de 200, 1000 ans... Non, c'est un futur proche, puisque l'arrière grand-mère d'un des personnages est capable de décrire "L'éradication", la grande guerre qui a permis à la société du roman de se mettre place.

Dans cette société donc, les femmes ont pris le pouvoir, lasses d'avoir moins de droits que les hommes, d'être maltraitées par eux, d'avoir peur de se faire agressées par eux... Et les hommes sont donc interdits. Ce sont des "détritus", des "virus". Je trouve que l'idée de départ est bonne. Un peu comme toutes les dystopies, ce roman commence avec un "et si ?". Et si les femmes se rebellaient ? 

En revanche, je pense qu'on passe un peu à côté de ce qui me parait le plus important : les problèmes de l'ancienne société et les solutions apportées par la société "féministe". Certes, on parle par exemple du chômage, qui disparaît avec l'éradication des hommes ou encore du fait que les filles peuvent s'habiller court sans risquer de se faire agresser, mais à côté de ça, le roman n'aborde pas réellement les problèmes auxquels cette révolution a permis de mettre fin. En fait, je crois que le problème majeur de ce roman est qu'il est beaucoup trop court. On a une impression d'inachevé, de précipitation, ne serait-ce que dans la relation entre Lyra (le personnage principal) et Loan (son "compagnon"). Lyra passe d'un stade où elle hait les hommes viscéralement à un stade où elle est prête à s'engager pour leur cause. 
Je nuance néanmoins ce point. C'est, à mon sens, la relation Lyra/Loan, qui va trop vite. Je ne pense pas que 3 visites d'une demi-heure avec quelqu'un permette réellement de tomber amoureux de la personne au point de la suivre n'importe où. En revanche, en ce qui concerne le ralliement de Lyra à la cause des hommes, je trouve que le cheminement de son engagement est assez bien démontré, puisque tout au long elle remet en cause l'attachement qu'elle ressent pour Loan, elle essaie de lutter (bien qu'assez peu à mon sens), elle hésite à rejoindre les "alliées" (les femmes qui se battent pour sauver les hommes)... Donc je pense que cette partie-là est assez développée. 

De plus, le point qui m'a dérangé est que cette nouvelle société qui idéalise la femme l'oblige à être féminine (pour prouver qu'on peut être féministe sans renier sa "nature de femme"), allant jusqu'à interdire les pantalons. Pourtant, les combinaisons en vinyle sont acceptées et Lyra porte même à un moment un mini-short... Donc, certes, le fait d'interdire les pantalons peut être une manière de montrer que cette nouvelle société n'est pas si parfaite, mais du coup, les combi et les mini-shorts rendent ça un peu incohérent.

J'ai aimé lire ce livre, je l'ai lu très rapidement, donc même s'il y a quelques "faiblesses", l'histoire est vraiment prenante, et puis c'est agréable de découvrir ce nouveau monde. D'ailleurs, un autre bon point, c'est que cette dystopie ne ressemble en rien aux autres dystopies qu'on a déjà pu lire (ou alors je n'ai pas lu les bonnes ahah ?). C'est donc d'autant plus agréable de se plonger dans un univers inconnu et qui n'a pas de saveur de "déjà vu". De plus, je trouve qu'il se dégage de cette histoire une certaine poésie. Peut-être à cause de Lyra qui me semble assez "candide" ou de Loan qui est un poète dans l'âme, ou encore de la manière innocente dont se construit leur relation...

En revanche, j'espère bien qu'il y aura une suite, vu la manière dont ce premier tome se termine !

Un autre bon point, c'est que ce livre fait réfléchir. J'aime les livres qui font réfléchir et qui peuvent nous faire "grandir" et ce livre est à ranger dans cette liste (un peu comme la plupart des dystopies en fait). En effet, on peut se demander jusqu'où on irait (par "on", j'entends les femmes, les féministes) pour l'égalité des hommes et des femmes ? S'arrêterait-on là ? Parce que dans Boys Out !, on commence quand même par la simple revendication de l'égalité des sexes pour finir sur une révolution où on extermine tous les hommes. Si c'est pas l'illustration la plus parfaite d'un génocide, ça ! Après, je ne remets pas en cause le combat des féministes, je suis tout à fait pour que les hommes et les femmes aient les mêmes droits, mais il n'empêche que ce livre fait réfléchir sur cette cause. Et si ?...

lundi 14 septembre 2015

C'est Lundi, que lisez-vous ? #10




Bonjouuur ! Me voila en ce lundi de mi-septembre avec le 10ème C'est Lundi, que lisez-vous ! :D

Comme d'habitude, voila les "règles" :

Le C'est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous initié en France par Mallou puis repris par Galleane. Elle l'a aussi modifié en version photo, mais vu que je lis principalement des ebooks ces temps-ci, j'aurais du mal à les prendre en photo :p

Breffons, le principe (pour ceux qui ne connaîtraient pas) est simple : il suffit de répondre à trois questions : 
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?


Bah en fait que Il est de retour, de Timur Vernes. Et en plus je l'avais en parti lu pour mon challenge A à Z, puis je me suis rendue compte que j'avais déjà lu Voltaire en V... --'




Je lis présentement Le Rouge et le Noir, de Stendhal, dans une magnifique édition d'ailleurs, retrouvé dans la bibliothèque de mon grand-père.


Puis bon je n'ai toujours pas fini les deux autres en cours, qui sont plutôt en pause d'ailleurs.


Je pense reprendre les lectures pour le Challenge A à Z, ou bien lire un livre de droit ou de philosophie, je sais pas encore....


Et vous, que lisez-vous ? :D

samedi 12 septembre 2015

Biblio-trouvailles #1

Hellow ! J'ai décidé de créer une nouvelle rubrique/tag, je sais pas trop, où je partagerai avec vous mes petites trouvailles en matière d'images se rapportant à la lecture. Souvent sur Facebook, en suivant certains groupes ou certaines pages, je tombe sur des images marrantes ou totalement vraies, donc j'ai eu envie de les partager avec vous.

Voici donc le Biblio-trouvaille n°1 ! \o/



N'hésitez pas à reprendre le concept si ça vous plait et à me faire parvenir vos liens ! :D

lundi 31 août 2015

Il est de retour - Timur Vermes


« Succès inouï en Allemagne, traduit dans trente-cinq langues, bientôt adapté au cinéma, Il est de retour est un véritable phénomène. Entre Chaplin, Borat et Shalom Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise. Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ? Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une. La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise... Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé... »



450 pages - Editions Belfond - Commander


Hello ! Me voila avec la chronique d'un livre que je voulais lire depuis qu'il est sorti et que j'attendais avec beaucoup d'impatience : Il est de retour, de Timur Vermes. Étrangement, quand j'ai vu ce livre, avant même de lire le résumé, j'ai compris qu'il s'agissait de parler de Hitler, surement à cause de sa mèche de cheveux si caractéristique qui illustre le livre (mais enfin bon, quand même, il n'est pas le seul homme à s'être coiffé ainsi). Pour expliquer mon impatience, il faut savoir que je suis fascinée par la Seconde Guerre mondiale, par la manière dont elle s'est déclenchée, par la manière dont Hitler a réussi à prendre le pouvoir sans que personne ne réagisse, etc... Aussi, quand j'ai vu ce livre, et l'originalité du sujet, j'ai eu envie de le lire.

Quelqu'un qui m'a vue le lire m'a demandé de quoi ça parlait. Je lui ai décrit le livre en lui disant "Et si Hitler se réveillait à notre époque ?". Il m'a aussitôt répondu "Ah, roman d'anticipation, comme 1984 ou Le meilleur des mondes". Mmmm, oui mais non. D'abord, ça se passe à notre propre époque, pas dans un futur loingtain. Ce n'est pas nous qui devons apprendre à situer la nouvelle réalité, mais Hitler. Ensuite, c'est plus écrit dans un but comique - d'après ce que j'ai ressenti néanmoins - que dans un but d'anticipation. Et puis les romans d'anticipation, comme l'indique leur nom, anticipent. Or ici, il y a franchement très peu de probabilités qu'Hitler se réveille un jour sur un terrain vague en Allemagne.

Car c'est comme ça que commence l'histoire : Hitler se réveille, en 2014, sur un terrain vague. Des jeunes jouent un peu plus loin, et tandis que Hitler tente de comprendre où il est, il se rend compte que ces jeunes ne savent pas qui il est. Tout de même, il est le Führer ! Tout le monde sait qui il est. Et ben non. Et c'est ce qui va se passer pendant une grosse partie du livre : on ne le reconnait pas. Du moins, on le prend pour un illuminé qui se balade en uniforme de SS (du moins j'imagine que Hitler devait avoir un uniforme assez similaire à ses SS). On le prend pour un comédien, un immitateur. Et c'est comme ça que l'intrigue du livre se développe : un vendeur de journaux recueille Hitler quelques jours et le prend pour un comédien qui est toujours à fond dans son rôle (puisqu'en effet, il ne donne aucune autre identité qu'Adolf Hitler, et il n'en démord pas de ses grands principes de 1933). Il le trouve tellement bon dans ce rôle qu'il contacte des agents d'une grande chaîne de télévision afin qu'ils le rencontrent, parce que, c'est le meilleur. 

On assiste donc, tout au long du livre, à Hitler se faisant au nouveau monde qui s'offre à lui, se demandant comment sauver cette pauvre Allemagne, et où sont passés les juifs, et pourquoi il y a tant de turcs, et déplorant le manque de discipline, et les politiciens, et le manque d'espace vital et de ressources. On assiste dans un second temps à l'Allemagne se faisant au retour d'un Hitler plus vrai que nature, mais toujours sous couvert de comédie, parce qu'il est comédien, qu'ils se disent.

En fait, tout le livre se déroule sur un immense quiproquo : Hitler parle de son programme, de sa vision de l'Allemagne, de la manière dont il compte changer les choses, et l'opinion publiques, les spectateurs, le voient comme un génie qui dénoncent les incohérences de la société, et les abus de pouvoirs, et ceci, et cela... Et pendant ce temps, Hitler n'a de cesse de crier haut et fort "JE SUIS HITLER", et les autres de rigoler "oui, oui, on sait, mais votre vrai nom ?"

Je me suis assez ennuyée pendant les 100 premières pages, pendant lesquelles il découvre vraiment le monde, fait ses premiers pas à la télévision. Après, je me suis davantage amusée. Je n'ai pas non plus vraiment ri. C'est amusant certes, mais pas si comique, selon moi. Toutefois, ma lecture a été agréable, et lorsque je suis arrivée à la dernière page, je me suis demandée "quoi, c'est déjà la fin ?". Mais plus que l'entrainement dans la lecture, c'est la manière dont ça se finit qui m'a perturbée. Ça se finit sur une bonne phrase, certes, mais ça se finit avec Hitler en héros. Et ça ne m'a pas plu. Je m'attendais à ce que Hitler soit sévèrement condamné, que l'auteur montrerait son désaccord avec les atrocités qu'il a commises d'une manière ou d'une autre (mort, emprisonné, malade, vieux et seul dans un coin, SDF... peu importe). Mais non. On voit un Hitler qui deviendrait presque sympathique, parce qu'il a de l'affection pour sa secrétaire, parce qu'il aime bien son collègue et que les deux ensemble fondent une famille et que ça l'émeut. Parce qu'il aime les enfants ("ce sont l'avenir"), parce qu'il aime la musique classique, l'opéra et qu'il a l'humour mordant. On rend Hitler humain, compatissant et sensé. Et je ne suis pas vraiment d'accord avec cette manière de voir non plus. Ce n'est surement pas l'intention de l'auteur, mais on peut presque penser, en lisant ce livre, "bon, ça ne serait pas si grave, s'il revenait". Et pourtant, ce n'est pas faute d'insérer tout le long du livre les pensées d'Hitler à propos des personnes qu'il voudrait éradiquer, des pays qu'il faudrait annexer et de ses regrets du passé, du bon vieux temps.

Toutefois (et je pense que c'est davantage le but du livre), avec cette histoire, on se rend compte d'une chose qui fait froid dans le dos : si un autre dictateur du genre d'Hitler arrivait par la voie du divertissement, est-ce qu'on est sûr qu'on s'en rendrait compte ? Est-ce qu'une fois encore, on ne laisserait pas les choses se faire, parce que "c'est du divertissement" et au nom de notre liberté d'expression, si chère à notre cœur ? Dans ce livre, la réaction du public est à majorité le rire. Certains, notamment les journaux, tentent d'intenter Hitler et sa société de production en justice, mais toutes les tentatives échouent dès le début. Je me demande donc, et je pense que c'est légitime : et si ? J'aime à croire qu'on ne laisserait pas cela se reproduire, du moins je l'espère (et j'en prends pour "preuve" le scandale Dieudonné). 


L'écriture est fluide et l'auteur écrit bien. J'ai quand même dû me forcer à continuer pour atteindre la deuxième centaine de pages qui a commencé à m'intéresser. En bref, c'est un bon livre dans l'ensemble, agréable à lire bien qu'un peu long

lundi 17 août 2015

C'est Lundi, que lisez-vous ? #9



Boujouuuur ! Voici un nouveau C'est Lundi, que lisez-vous ? après quelques semaines d'interruption, dû à mon job d'été qui m'empêche de me connecter le lundi :p


Comme d'habitude, voila les "règles" :

Le C'est lundi, que lisez-vous ? est un rendez-vous initié en France par Mallou puis repris par Galleane. Elle l'a aussi modifié en version photo, mais vu que je lis principalement des ebooks ces temps-ci, j'aurais du mal à les prendre en photo :p


Breffons, le principe (pour ceux qui ne connaîtraient pas) est simple : il suffit de répondre à trois questions : 
1. Qu'ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment?
3. Que vais-je lire ensuite ?



J'ai donc lu pas mal de livre depuis ces quelques semaines. J'ai relu Nos faces cachées, de Amy Harmon (gros coup de coeur), puis tous les 4 premiers tomes de Vampire City de Rachel Caine et Central Park, de Musso. J'ai également lu Colocs (et plus) de Emily Blaine (coup de coeur aussi). Ce week-end, j'ai lu la trilogie de Sarah Pinborough, composée de Poison, Charme et Beauté.








J'ai commencé Il est de retour, de Timur Vermes. J'ai également commencé Fight for Love 2, de Katy Evans, mais ai du mal à accrocher. Je n'ai toujours pas terminé le tome 4 de TMI non plus. 




Je vais déjà essayer de terminer mes lectures en cours et qui traînent puis je choisirai des livres dont le nom de l'auteur commence par une lettre que je n'ai pas encore validé dans mon challenge A à Z. Mais je ne sais pas encore lesquels :p

samedi 8 août 2015

#EnjoyMarie - Marie Lopez

Boujouuuur ! Après cette sacrée absence, dû à mon premier "vrai job" (voui, ça y est, 18 ans, premier boulot, pour l'été ahah), me revoila avec la chronique du livre de la (très) célèbre youtubeuse beauté, Marie Lopez, aka EnjoyPhoenix. Mais siiii, tu la connais ! Et elle a écrit un livre. Donc, petit décryptage !


« J’ai eu une envie, l’envie de raconter une histoire, de partager quelque chose de différent avec vous. Moins de vidéos, plus de mots, moins d’EnjoyPhoenix, plus de Marie.
C’est le pourquoi de ce livre. Kaléidoscope d’instants, Polaroid d’images… Rassurez-vous, ce n’est pas une biographie… à 19 ans, vous rigolez. Simplement un regard, une réflexion spontanée sur des sujets un peu mis à l’écart dans les médias, de ces sujets peu accrocheurs : être bien dans sa peau avec… un appareil dentaire, des cheveux gras, de l’acné sévère, le harcèlement scolaire, la famille décomposée… et le reste, le Net, les réseaux sociaux, tout y est, le meilleur comme le pire.
Au travers d’anecdotes, de confidences, d’un vécu de youtubeuse, ce livre est un petit GPS décalé pour les jeunes connectés, recueil sans prétention, afin de ne pas commettre les mêmes erreurs, les miennes bien sûr… Et peut-être de gagner du temps sur celui que l’on n'a pas.Avec recul et humour, témoignage de la réalité quelquefois complexe du jeune âge, car la vie d’ado est une énigme pour les adultes. »
216 pages 
Editions Récit Anne Carrière
15 € ~ Commander



Alouuurs ! J'ai commencé à lire ce livre parce que tout le monde en parlait, et parce que (quasiment) tout le monde le décriait. Une amie me l'a prêté parce qu'elle n'arrivait pas à accrocher, et me l'a passé avant même de finir sa lecture. J'avais lu quelques extraits, quelques phrases, sur Internet, et je m'attendais donc à ce que ça ne vole pas très haut. Allez, s'il te plait, autobiographie ? Laisse-moi rire. Et puis PAF. Dans ta face. Rien à voir. Laisse-moi t'expliquer.

Déjà, le style d'écriture. Marie a été énormément critiquée sur ce point. « Elle sait pas écrire», « C'est nul », « C'est pas de l'écriture, c'est un journal intime »... Bon. J'ai ouvert le livre, j'ai vu ce "Salut les filles", et je me suis dis "c'est bon, je suis avec EnjoyPhoenix". C'est vrai, Marie parle beaucoup en phrases courtes. On se sent à l'intérieur des pensées de l'auteur, et je pense que c'est le but. Moi j'aime ça. J'aime les phrases courtes qui s'enchaînent, je trouve que ça donne un style particulier à l'écriture, que ça fait plus "vrai". J'ai l'impression d'avoir la personne mise à nue en face de moi, ça donne une ambiance, un sentiment particulier pendant la lecture. J'ai tout de suite pensé à un des romans qui m'a le plus touché, L'Etranger, de Camus. C'est ce style dénué de fioritures qui me plait. 

Ensuite, j'aime le fait qu'un chapitre soit consacré à un sujet. Ça me fait penser à un "manuel d'utilisation", et pourtant, ça n'a rien de barbant, et c'est romancé sans l'être. Comme elle le dit dans son résumé, ce n'est pas une autobiographie. Ce sont des moments de sa vie, qu'elle nous délivre afin de donner aux jeunes filles, aux adolescentes, des clefs pour "survivre" à l'adolescence, pour surmonter les moments compliqués, les tracas de la vie d'adolescente. C'est une sorte de livre où Marie dit aux filles "vous en faites pas, vous n'êtes pas seule, ça n'est pas dramatique, c'est déjà arrivé à d'autres, et elles s'en sont sorties". C'est à la fois une manière de se rapprocher de la youtubeuse, pour toutes ses fans, et une manière d'entrer dans son monde et de la découvrir, pour ceux qui ne la connaissent pas encore. 

Ce livre est à la fois simple, humble et plein de poésie. Je pense notamment au chapitre sur le harcèlement, quand Marie décrit son histoire en l'imaginant sous forme de conte. C'est une manière de faire passer le message en douceur, de manière à ce que ça fasse moins mal. Et puis cette manière imagée de raconter le harcèlement peut également, à mon avis, faire prendre conscience aux gens du problème que le harcèlement peut poser. Il en va de même lorsqu'elle parle de l'amitié brisée, par exemple. C'est raconter aux jeunes filles son expérience afin de les rassurer, de leur dire "ça ira mieux, ne t'en fait pas". Marie se positionne en grande sœur réconfortante et je pense que c'est ce qu'il m'aurait fallu, lorsque j'étais au collège et au lycée, quand ça n'allait pas à cause de mes problèmes du quotidien. Parce que Marie ne raconte pas une grande histoire d'aventure, mais une histoire vraie, ou plutôt plein de petites histoires vraies, tant la sienne que celles de toutes les filles qui sont passées par l'adolescence avant elle et celles qui y passent ou y passeront après.


Au final, c'est un livre que j'ai pris plaisir à lire, plein d'humilité et d'humour, de chagrin parfois aussi. J'ai aimé rentrer le soir après une journée remplie et fatigante, et me poser sur mon lit avec le livre entre les mains pour décompresser, ou le lire pendant que je prenais mon petit déjeuner, en faisant attention à ne pas dépasser le temps imparti de lecture pour ne pas être en retard ensuite dans ma journée. J'ai dû me forcer à arrêter ma lecture quand je n'avais plus le temps, et lorsque j'ai fini le livre, il m'arrivait encore parfois de me dire "tiens, je lirai bien un chapitre de plus", puis de me rappeler que ça y était, je l'avais déjà fini et que je n'avais plus de chapitres à lire. 


C'est donc une lecture que je conseille, parce que, loin du marketing dont tout le monde l'accuse, c'est d'abord un petit bout d'elle-même qu'EnjoyPhoenix nous livre ici.